Y'a pas d'âge pour aimer le rose

journal d'une trentenaire entre Elsa Linux et Bridget Jones

30 juin 2008

Décidément, avec la SNCF...

... c'est possible...

Soirée avec J samedi, devant la finale de rugby, on a discuté et surtout beaucoup ri. Il est drôle, cultivé, il a une intelligence de vie comme j'ai rarement vu, et cette manière de me regarder, comme s'il était géné...

Mais le fait le plus incroyable, c'est que l'idée qu'il me baise ne m'a pas effleurée un seul instant ! finalement l'esprit d'un homme peut être plus excitant que sa queue ... ?

Affaire à suivre....

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27 juin 2008

Quarté gagnant !

Il y a des jours, ou faire la bise à leurs femmes devant l'école me pose un réel problème, et puis il y a des jours ou ça m'amuse.

Aujourd'hui ça m'a profondément amusée, parce qu'elles étaient quatre à discuter ensemble sur le parking, et que je les ais toutes saluées en me demandant lequel de leur mari m'avait le mieux baisée...

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26 juin 2008

Pizza royale ou digestion difficile

Conversation avec S ce matin :

Lui : c'est bien de se revoir, non ?

Moi : oui, c'est vrai

Lui : je t'ai manqué, hein ?

Moi : dans un sens oui

Lui : et qu'est-ce que tu préfères en moi ?

Moi : ta femme...

Je crois qu'il a eu du mal à avaler sa gorgée de café, mais en même temps c'est quoi ces questions de gonzesse !!!!

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25 juin 2008

Avec la SNCF, c'est possible...

J je le connaissais de vue, je savais surtout des anecdotes croustillantes sur sa femme, qui semblait bien occuper ses soirées, quand son mari - controleur TGV - bossait de nuit...

Je me suis toujours dit qu'il avait un charme fou, mais sans jamais bouger une oreille, car il me semblait qu'il n'était pas du genre à aller voir si l'herbe était plus verte ailleurs.

Et puis en rentrant de Paris, suite à un séminaire professionnel, je suis tombée sur lui (enfin disons plutôt l'inverse vu qu'il controlait mon TGV), il m'a dit bonjour avec un grand sourire, genre "on se connait !", à composté mon billet et est parti finir sa tournée. Installée à ma place, je l'ai vu revenir vers moi, s'asseoir sur le siège à coté et me faire la conversation. J'ai été surprise et en même temps ravie de sa réaction. On a discuté une dizaine de minutes, le temps de se lui dire ou je buvais un verre avant de rentrer chez moi. Il est venu, mais c'était mon anniversaire et tout le monde m'attendait, j'ai donc été inapprochable toute la soirée.

La semaine suivante, on s'est retrouvé complètement par hasard dans la même boite, on a passé la soirée ensemble, avec ses potes, on a discuté de son divorce (car oui elle le quitte !), du mien, on a échangé nos impressions, on s'est aussi fait comprendre mutuellement qu'on se plaisait, mais rien de plus...

Comme m'a dit ma soeur : "tu nous a habitué à mieux !"

Et puis hier soir il est passé en voiture devant le bar, j'étais en terrasse en train de discuter avec un pote, de lui justement, et comme quand on parle du loup... il est passé dire bonjour.

Mon pote s'est éclipsé et on a bu un verre ensemble, le temps de lui parler du tournoi de rugby auquel je vais samed après-midi et lui de me dire que samedi soir il serait au bar pour le match.

Je crois que le courant passe bien, serait-il possible que j'apprécie un homme pour autre chose que ses qualités au lit ? Possible...avec la SNCF...

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24 juin 2008

Je dis M

Conversation avec M, dernièrement, parce que nos rapports sont devenus difficiles. Il est agressif avec moi, dur sans réelle raison, et bien malgré moi, ça me fait souffrir.

Quand je repense à cette fin de soirée devant chez moi, en plein hiver, à la tendresse de sa main sur ma nuque, à la chaleur de son corps quand j'ai posé mon front sur sa poitrine, baissant la tête honteuse de mon aveux, à la douceur de sa bouche quand j'ai posé la mienne dessus, j'ai du mal à imaginer comment il est possible d'inverser à ce point la vapeur.

De cette conversation, il est sorti que nous nous étions mal compris, lui pensait que je lui avait déclaré ma flamme et que j'attendais maintenant quelque chose de lui. J'avais effectivement dit qu'il avait déclenché en moi beaucoup d'emotions que je pensais à jamais oubliées, que j'avais des sentiments pour lui, mais j'avais aussi dit que c'était de toutes façons impossible, pour de multiples raisons : il est trop jeune, il est trop fou, et l'amour et la capacité à être ensemble étant deux choses bien différentes, force m'était de constater - et la suite l'a confirmé - que nous deux c'était juste impensable.

Et puis il a bien fallu parler aussi du "dérapage" lors de la conversation, quand d'un baiser tendre, sa bouche à basculée vers mon sein préalablement mis à nu, pour m'enflammer tant et si bien que mon ventre ondulait de désir se frottant à sa braguette.... Et puis l'arrêt brutal de la caresse, le violent retour à la réalité, il m'a dit qu'il ne fallait pas, j'ai juste dit "pars pas..." et il est parti, s'enfuyant dans l'escalier.

M a une vision de la vie et de l'amour en particulier, ou règne la loi absolue du tout ou rien. Si il couche avec une femme c'est pour lui un réel engagement. Je suis tout l'inverse, et j'ai essayé de lui expliquer que finalement ce n'est pas l'acte en lui-même qui compte, mais les sentiments et l'investissement que l'on y met. Je lui ai dit comment j'étais capable de coucher avec un homme sans éprouver autre chose qu'une violente envie de sexe, que faire la part des choses, ne pas tout mélanger est capital dans la vie. Je lui ai dit aussi comme un calin ou un baiser peut être infiniment plus intime qu'une queue dans le ventre.  Il m'a fait une réponse qui me surprend encore, il a acquiescé et m'a dit :

- tu comprends maintenant pourquoi je ne te fais plus de calin, j'ai mis une barrière...

- pour te protéger ?

- surement...

Moi, je suis une tactile, j'ai besoin de calin, de gestes affectueux, il dit ne pas pouvoir me les donner, mais nous avons tout de même déblayé le terrain, les relations sont meilleures, mais d'une trop grande fragilité, alors je m'éloigne, et il m'en veut pour ça, et aussi pour mes aventures trop nombreuses.

Je suis comme ça, je baise beaucoup, et je n'ai pas fait l'amour depuis bien longtemps, mais avec lui, je crois que j'aurais pu...

Posté par vitanie à 15:39 - la vie en rose - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Combien ?

1 c'est le nombre de fois ou j'ai été amoureuse

2 c'est le nombre de mes enfants

3 c'est le nombre d'année ou j'ai eu peur pour le vie de mon fils

4 c'est le nombre de mes grossesses

5 c'est le nombre de fois ou j'ai été quittée

6 c'est le nombre de mes années de mariage

7 c'est le nombre d'années ou j'ai été sportive de haut niveau

....

36 c'est le nombre de mes amants

Des fois, je me dis que je brûle les étapes....

Posté par vitanie à 11:25 - quand le rose vire au gris - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 juin 2008

Allergique au bleu marine !

Hier, montée d'adrénaline face à un "assermenté" de la police municipale de ma ville.
M'étant garée, comme toujours, dans le parking face à mon bureau (alors que j'ai un garage privatif, hein, mais comme je suis une grosse flemmarde...), et n'ayant pas payé le parcmètre (parce que merde, j'ai des principes !), je sors en courant pour déplacer ma voiture ayant repéré du bleu marine à proximité.

Moustache/casquette, était en train de verbaliser la voiture à coté de la mienne. Quand il me voit arriver, il jette un oeil sur mon pare-brise pour s'apercevoir qu'il est vierge de tout ticket. Alors tout sourire et sure de moi je lui lance gaiement

- je file avant que vous arriviez à moi ! (je blague, quoi !)

- comment ça vous filez, il n'y a aucun ticket et il me semble que vous êtes coutumière du fait, Madame. (il ne blague pas du tout, mais en même temps, qui aurait envie de blaguer avec un uniforme pareil...)

- oui c'est vrai que je vous finance le bal de la police à moi toute seule ! (je blague toujours, je suis à fond !)

- ça vous amuse ? (il blague vraiment pas, le con !)

- ben ouais, mais là j'y vais, hein ! (je commence à manquer d'humour)

- vous n'allez nulle part ! (là y'a plus personne qui rigole)

- et vous allez faire quoi me courir après ? (et surtout pas moi)

- et vous changez de ton, Madame, et vite !

- ouais, c'est vrai, je ne vais pas m'énerver, vous allez faire votre job, moi je vais retourner faire le mien, et ce soir vous aurez votre pv sur votre bureau, allez bonne journée... au fait, t'as la casquette de travers, chéri !

Je suis retournée bosser, et je suis passée au commissariat en sortant, ramener mon petit pv.

ça a du bon d'avoir des "connaissances" dans le milieu !

Posté par vitanie à 16:44 - L'équipe qui gagne ! - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 juin 2008

quatre consonnes et trois voyelles...

Raph, je l'ai rencontré le soir de mon anniversaire, il y a deux ans, dans une boite de nuit. Du bar, j'étais en train de mimer une fellation à mes copines qui se trémoussaient sur la piste de danse en me hurlant

- MAIS QU'EST CE QUE TU FOUS !!!!!

Et j'ai senti des yeux sur moi, j'ai tourné la tête pour croiser le regard le plus sombre et le plus troublant qu'il m'ait été donné de voir. Mon geste l'avais fait rire, nos yeux se sont croisés et il s'est détourné. Comme je ne suis pas une grande timide et encore moins quand j'ai bu, je me suis accoudée à coté de lui en lui demandant ce qui l'avait fait rire. Il m'a répondu que mon geste l'avait surpris et amusé. J'ai engagé la conversation et nous sommes partis de la boite ensemble.

Des "coups" d'un soir récupérés dans une boite de nuit j'en ai eu, mais lui, il était différent, courtois, gentil, prévenant, un gentlemen... On a baisé deux fois et ça reste un très bon souvenir. Il a longtemps été titulaire du "Cunni Award". Mais ce qui m'a longtemps hantée, ce sont ses yeux, ce regard là, je l'ai gardé en moi plus surement que tous ses coups de langue...

Je lui avait donné mon numéro, ce que je ne fais jamais, et il m'a rappelée, longtemps après, en plein milieu de la nuit, j'ai reçu un texto, puis un autre et un autre... Il partait en Martinique, il y avait trouvé un travail, et il avait choisi de tout quitter, y compris sa fille, qui vit dans la région.

On a alors décidé de se revoir avant. Il avait déménagé, j'ai donc fait une partie du chemin et lui l'autre. Je l'attendais au bord de la route, et je l'ai vu arriver dans mon rétroviseur. C'était bien lui, toujours aussi beau, mais je n'attendais qu'une chose, c'est qu'il enlève ses lunettes de soleil. Arrivé à ma hauteur, c'est ce qu'il a fait, et comme à chaque fois, mon coeur a marqué un temps d'arrêt. Il a déposé un baiser sur mes lèvres, demandé si j'avais fait bonne route. Peu de mots et beaucoup d'émotion...

Je l'ai suivi jusqu'à un parking, j'ai déposé ma voiture, et je suis montée dans la sienne. Les premiers kilomètres se sont faits en silence, il ne le rompait que pour me demander si ça allait. D'un coup je lui ai demandé si il pouvait s'arrêter, il m'a regardée surpris et dès qu'il a pu il a stoppé la voiture. J'ai alors détaché ma ceinture, calmement, je me suis tournée vers lui, j'ai détaché la sienne et je me suis penchée vers lui pour l'embrasser avec passion. Il m'a rendu mon baiser, une main sur ma nuque, ça a duré, et c'était merveilleusement bon. On a fini le trajet main dans la main, passant les vitesses ensemble, sans se lacher. Arrivés chez lui, j'ai attendu qu'il prenne sa douche et nous sommes partis au manger dans un restaurant tout proche. nous avons marché, son bras autour de ma taille, me serrant contre lui, ma tête dans son cou. Le diner s'est passé dans la bonne humeur, nous avions mille choses à nous raconter, car nous nous connaissions si peu finalement... Nos histoires se ressemble et nous avons longuement échangé sur le couple, et la vision que nous en avions, mais sous la table, nos jambes ne se sont jamais lachées. J'avais enlevé mes tongs et je lui caressait les mollets sous son jean. D'un coup et presque en coeur nous avons lancé un "on y va !" et nous sommes repartis bras dessus bras dessous en riant.

Dans la cage d'escalier de son immeuble, il m'a plaquée contre le mur pour m'embrasser, sa langue m'a fouillée si fort que j'ai eu l'impression qu'elle me transperçait le coeur. Je sentais sa bouche descendre sur mon cou, ses mains me caresser le dos et le fesses, je prenais feu, IL me mettait le feu...

Cette nuit là, on a fait l'amour six, sept fois peut être plus...nous n'avons pas ou peu dormi.

Le matin, le retour vers ma voiture s'est fait dans le silence, la fatigue et le goût amer de la fin de l'aventure sans doute. Un tendre baiser d'au revoir et je suis montée dans ma voiture et repartie en lui faisant un signe de la main dans le rétroviseur.

Il est parti en Martinique en août dernier et depuis  nous discutons par internet, presque chaque jour, et nous avons finalement appris à bien nous connaitre. On échange des photos, il me dit que je suis belle, et moi qui deteste les compliments, ceux là me touchent. Il compte beaucoup pour moi, il est un des rares hommes que je respecte, et pour qui j'ai autant de tendresse. Raph ce n'est pas qu'une histoire de cul, c'est une histoire de coeur, et en août, il sera là

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17 juin 2008

ou la spontanéité est reine !

Ce samedi, au mariage de ma soeur, mon père tend un verre de vin blanc au chéri de mon meilleur ami, appelé aussi "la Marquise" :

- Allez, cul sec !

Réponse immédiate de la Marquise :

- Ah non j'ai déjà essayé ça fait trop mal !

Fou rire général !

ça ne s'invente pas.....

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Plus rien ne m'étonne...

Plus j'avance en âge et plus j'entends des histoires comme celle racontée hier soir au téléphone par une amie : un de nos ami commun, marié depuis un ans et père depuis deux mois, à débarqué chez elle avant hier soir dans tous ses états, mis dehors par madame, à qui il venait d'annoncer qu'il la trompait depuis trois mois.

Le pauvre amour se dit perdu, amoureux des deux femmes (sauf qu'il y en a une c'est quand même la sienne et la mère de son fils, mais bref...), ne sachant plus quoi faire et là, moi, je suis émue aux larmes, comme chaque fois que je regarde Bambi. Et j'ai envie de dire "mais pauvre connard, si tu ne sais pas ou tu en es, tu fermes ta grosse gueule, tu réflechis, et tu ne la rouvres que quand tu sais, au lieu de soulager ta conscience, et de briser ta femme en deux".

Je ne porte aucun jugement sur l'acte en lui même, mais sur la manière de le gérer. L'infidélité, est parfois un passage, parfois un mode de vie, et l'essentiel est que chacun y trouve son compte, mais sans faire souffrir l'autre.

Certains diront qu'il a eu l'honnêteté de lui avouer, moi je dit que c'était trop lourd pour sa pauvre conscience, et qu'il n'a pensé qu'à lui, quand il lui a vomi son infidélité au visage, comme il aurait soulagé son estomac d'un trop plein de tartifletteraclettediotpolentefonduemondeusejongieux (comprenne qui pourra...).

Je peux me mettre à la place de sa femme : un bébé qui vient bouleverser la vie, la fatigue, les hormones en folie, les émotions contradictoires qui vont avec... et je pense que quoi qu'ils décident, plus rien ne sera comme avant, et que pour ce qui ne sera surement qu'une simple histoire de cul, une famille, un couple, un enfant, une femme et un homme sont brisés...

Cet épisode, car ce n'est qu'un épisode parmis ceux passés ou à venir de la grande épopée de la vie, ne fait que me confirmer ce que je pensais/savais déjà : l'humain est un faible.

Posté par vitanie à 13:07 - quand le rose vire au gris - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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