29 octobre 2008
...suite...
La soirée avec Hervé était divine, le film terrible, et la nuit qui a suivit....
Ce mec est génial, je me sens tellement bien avec lui que ça en devient flippant. Je me pose 1 milliard de questions :
- et si c'était encore un échec ?
- et si j'allais trop vite ?
- et si les enfants en souffraient ?
- et si ça marchait ?
- et si c'était le bon ?
Et parmis ces questions, celle qui me fait le plus peur c'est la dernière...
Alors je vais suivre son conseil et vivre le truc comme il vient sans trop réfléchir et essayer de ne pas être trop souvent rattrappée par mes angoisses, même si il sait trouver les mots pour me rassurer. Ce mec est un exra terrestre !
28 octobre 2008
On me l'aurait dit que je l'aurais pas cru...
La vie est pleine de surprises...et il parait que c'est quand on s'y attend le moins que les choses arrivent...
Et ben moi, une chose de 80 kilos avec de beaux yeux noirs, quelques piercings bien placés et un cul "du feu de dieu" m'est tomnbé dessus ce week end... Il s'appelle Hervé, on se connait depuis quelques temps, nous avons pris l'habitude de passer nos samedis après midi au bar à discuter de tout et de rien en buvant un verre. Il a pensé à ma fête en demandant mon numéro à un pote commun et ça m'a beaucoup touchée... du coup j'ai répondu au sms en l'invitant à prendre un café. Finalement, le café, on l'a pris chez lui et j'ai passé un après midi des plus agréable. Samedi midi il nous avait invité à manger avec un autre pote, qui a eu le bonne idée de ne pas venir car il avait trop de boulot ! on a donc mangé tous les deux, discuté encore et encore, et ce qui devait arriver arriva... sauf que c'était tellement bien qu'on ne s'est séparé que dimanche soir, et que cette nuit j'ai dormi chez lui, que ce soir nous allons voir Mesrine au ciné et qu'après on dort chez moi (et que ce midi on a mangé ensemble), que demain je le rejoins après une bouffe entre touffe pour dormir chez lui, et que nous avons posé 2 jours de congés chacun la semaine prochaine pour filer à l'anglaise en amoureux...
Faites sortir la romantique qui a pris possession de mon corps !!!!!!!!!!!!!!
Je suis bien, heureuse, je ne plane pas, ça fait trop longtemps que la vie m'a lestée au sol, mais je vis une espèce de plénitude dans ses bras. Il ne me demande rien, juste de ne pas trop réflechir, de vivre à fond ce qui nous arrive. Il dit qu'il "en pince pour moi, mais une grosse pince", il me fait l'amour divinement, je peux parler de tout avec lui, et il a deux petits "monstres" de l'age des miens absolument adorables... c'est un vrai papa poule, simplement génial avec les enfants, et les miens l'adorent déjà, parce que oui, ils se sont déjà vus !!!
voilà, je vais filer le rejoindre, il me manque alors qu'on s'est quittés à 15h...et puis chaude soirée qui s'annonce au vu des préliminaires qui ont eu lieu dans mon bureau !!!!!
08 septembre 2008
Parfois on se trompe... ou pas...
Et oui, je viens de supprimer un billet que j'avais posté précédemment, je ne pensais pas que ça arriverait, parce que franchement je n'aime pas trop me tromper, mais bon, l'erreur étant humaine...
Ceci dit je vais me laisser le temps de voir, car si ça se trouve j'en publierai un dix fois pire par la suite...
Mais là tout de suite j'ai envie d'y croire...
28 juillet 2008
Pour Lui...
Parce que ce week-end à vraiment été très agréable,
parce que j'ai rarement rencontré quelqu'un avec qui j'ai autant de points communs
parce que le sexe avec lui c'est fabuleux,
parce que j'ai réussi à être moi, juste moi, pour une fois, et pas celle que celui d'en face attend,
parce que pour une fois je n'ai pas eu peur d'être ce que je suis,
parce que je n'ai pas eu peur de décevoir (ou alors un tout petit peu),
parce que je ne me suis pas sentie trop moche dans ces yeux,
parce que j'ai réussi à m'ouvrir un peu et à le laisser me connaître,
parce que je n'ai pas caché mes faiblesse,
parce que j'ai réussi à être objective sur cette "relation",
parce que pour la première fois je me sens digne d'être aimée....
Alors ça, c'est pour lui...
Découvrez Hubert-Félix Thiéfaine!
30 juin 2008
Décidément, avec la SNCF...
... c'est possible...
Soirée avec J samedi, devant la finale de rugby, on a discuté et surtout beaucoup ri. Il est drôle, cultivé, il a une intelligence de vie comme j'ai rarement vu, et cette manière de me regarder, comme s'il était géné...
Mais le fait le plus incroyable, c'est que l'idée qu'il me baise ne m'a pas effleurée un seul instant ! finalement l'esprit d'un homme peut être plus excitant que sa queue ... ?
Affaire à suivre....
25 juin 2008
Avec la SNCF, c'est possible...
J je le connaissais de vue, je savais surtout des anecdotes croustillantes sur sa femme, qui semblait bien occuper ses soirées, quand son mari - controleur TGV - bossait de nuit...
Je me suis toujours dit qu'il avait un charme fou, mais sans jamais bouger une oreille, car il me semblait qu'il n'était pas du genre à aller voir si l'herbe était plus verte ailleurs.
Et puis en rentrant de Paris, suite à un séminaire professionnel, je suis tombée sur lui (enfin disons plutôt l'inverse vu qu'il controlait mon TGV), il m'a dit bonjour avec un grand sourire, genre "on se connait !", à composté mon billet et est parti finir sa tournée. Installée à ma place, je l'ai vu revenir vers moi, s'asseoir sur le siège à coté et me faire la conversation. J'ai été surprise et en même temps ravie de sa réaction. On a discuté une dizaine de minutes, le temps de se lui dire ou je buvais un verre avant de rentrer chez moi. Il est venu, mais c'était mon anniversaire et tout le monde m'attendait, j'ai donc été inapprochable toute la soirée.
La semaine suivante, on s'est retrouvé complètement par hasard dans la même boite, on a passé la soirée ensemble, avec ses potes, on a discuté de son divorce (car oui elle le quitte !), du mien, on a échangé nos impressions, on s'est aussi fait comprendre mutuellement qu'on se plaisait, mais rien de plus...
Comme m'a dit ma soeur : "tu nous a habitué à mieux !"
Et puis hier soir il est passé en voiture devant le bar, j'étais en terrasse en train de discuter avec un pote, de lui justement, et comme quand on parle du loup... il est passé dire bonjour.
Mon pote s'est éclipsé et on a bu un verre ensemble, le temps de lui parler du tournoi de rugby auquel je vais samed après-midi et lui de me dire que samedi soir il serait au bar pour le match.
Je crois que le courant passe bien, serait-il possible que j'apprécie un homme pour autre chose que ses qualités au lit ? Possible...avec la SNCF...
24 juin 2008
Je dis M
Conversation avec M, dernièrement, parce que nos rapports sont devenus difficiles. Il est agressif avec moi, dur sans réelle raison, et bien malgré moi, ça me fait souffrir.
Quand je repense à cette fin de soirée devant chez moi, en plein hiver, à la tendresse de sa main sur ma nuque, à la chaleur de son corps quand j'ai posé mon front sur sa poitrine, baissant la tête honteuse de mon aveux, à la douceur de sa bouche quand j'ai posé la mienne dessus, j'ai du mal à imaginer comment il est possible d'inverser à ce point la vapeur.
De cette conversation, il est sorti que nous nous étions mal compris, lui pensait que je lui avait déclaré ma flamme et que j'attendais maintenant quelque chose de lui. J'avais effectivement dit qu'il avait déclenché en moi beaucoup d'emotions que je pensais à jamais oubliées, que j'avais des sentiments pour lui, mais j'avais aussi dit que c'était de toutes façons impossible, pour de multiples raisons : il est trop jeune, il est trop fou, et l'amour et la capacité à être ensemble étant deux choses bien différentes, force m'était de constater - et la suite l'a confirmé - que nous deux c'était juste impensable.
Et puis il a bien fallu parler aussi du "dérapage" lors de la conversation, quand d'un baiser tendre, sa bouche à basculée vers mon sein préalablement mis à nu, pour m'enflammer tant et si bien que mon ventre ondulait de désir se frottant à sa braguette.... Et puis l'arrêt brutal de la caresse, le violent retour à la réalité, il m'a dit qu'il ne fallait pas, j'ai juste dit "pars pas..." et il est parti, s'enfuyant dans l'escalier.
M a une vision de la vie et de l'amour en particulier, ou règne la loi absolue du tout ou rien. Si il couche avec une femme c'est pour lui un réel engagement. Je suis tout l'inverse, et j'ai essayé de lui expliquer que finalement ce n'est pas l'acte en lui-même qui compte, mais les sentiments et l'investissement que l'on y met. Je lui ai dit comment j'étais capable de coucher avec un homme sans éprouver autre chose qu'une violente envie de sexe, que faire la part des choses, ne pas tout mélanger est capital dans la vie. Je lui ai dit aussi comme un calin ou un baiser peut être infiniment plus intime qu'une queue dans le ventre. Il m'a fait une réponse qui me surprend encore, il a acquiescé et m'a dit :
- tu comprends maintenant pourquoi je ne te fais plus de calin, j'ai mis une barrière...
- pour te protéger ?
- surement...
Moi, je suis une tactile, j'ai besoin de calin, de gestes affectueux, il dit ne pas pouvoir me les donner, mais nous avons tout de même déblayé le terrain, les relations sont meilleures, mais d'une trop grande fragilité, alors je m'éloigne, et il m'en veut pour ça, et aussi pour mes aventures trop nombreuses.
Je suis comme ça, je baise beaucoup, et je n'ai pas fait l'amour depuis bien longtemps, mais avec lui, je crois que j'aurais pu...
18 juin 2008
quatre consonnes et trois voyelles...
Raph, je l'ai rencontré le soir de mon anniversaire, il y a deux ans, dans une boite de nuit. Du bar, j'étais en train de mimer une fellation à mes copines qui se trémoussaient sur la piste de danse en me hurlant
- MAIS QU'EST CE QUE TU FOUS !!!!!
Et j'ai senti des yeux sur moi, j'ai tourné la tête pour croiser le regard le plus sombre et le plus troublant qu'il m'ait été donné de voir. Mon geste l'avais fait rire, nos yeux se sont croisés et il s'est détourné. Comme je ne suis pas une grande timide et encore moins quand j'ai bu, je me suis accoudée à coté de lui en lui demandant ce qui l'avait fait rire. Il m'a répondu que mon geste l'avait surpris et amusé. J'ai engagé la conversation et nous sommes partis de la boite ensemble.
Des "coups" d'un soir récupérés dans une boite de nuit j'en ai eu, mais lui, il était différent, courtois, gentil, prévenant, un gentlemen... On a baisé deux fois et ça reste un très bon souvenir. Il a longtemps été titulaire du "Cunni Award". Mais ce qui m'a longtemps hantée, ce sont ses yeux, ce regard là, je l'ai gardé en moi plus surement que tous ses coups de langue...
Je lui avait donné mon numéro, ce que je ne fais jamais, et il m'a rappelée, longtemps après, en plein milieu de la nuit, j'ai reçu un texto, puis un autre et un autre... Il partait en Martinique, il y avait trouvé un travail, et il avait choisi de tout quitter, y compris sa fille, qui vit dans la région.
On a alors décidé de se revoir avant. Il avait déménagé, j'ai donc fait une partie du chemin et lui l'autre. Je l'attendais au bord de la route, et je l'ai vu arriver dans mon rétroviseur. C'était bien lui, toujours aussi beau, mais je n'attendais qu'une chose, c'est qu'il enlève ses lunettes de soleil. Arrivé à ma hauteur, c'est ce qu'il a fait, et comme à chaque fois, mon coeur a marqué un temps d'arrêt. Il a déposé un baiser sur mes lèvres, demandé si j'avais fait bonne route. Peu de mots et beaucoup d'émotion...
Je l'ai suivi jusqu'à un parking, j'ai déposé ma voiture, et je suis montée dans la sienne. Les premiers kilomètres se sont faits en silence, il ne le rompait que pour me demander si ça allait. D'un coup je lui ai demandé si il pouvait s'arrêter, il m'a regardée surpris et dès qu'il a pu il a stoppé la voiture. J'ai alors détaché ma ceinture, calmement, je me suis tournée vers lui, j'ai détaché la sienne et je me suis penchée vers lui pour l'embrasser avec passion. Il m'a rendu mon baiser, une main sur ma nuque, ça a duré, et c'était merveilleusement bon. On a fini le trajet main dans la main, passant les vitesses ensemble, sans se lacher. Arrivés chez lui, j'ai attendu qu'il prenne sa douche et nous sommes partis au manger dans un restaurant tout proche. nous avons marché, son bras autour de ma taille, me serrant contre lui, ma tête dans son cou. Le diner s'est passé dans la bonne humeur, nous avions mille choses à nous raconter, car nous nous connaissions si peu finalement... Nos histoires se ressemble et nous avons longuement échangé sur le couple, et la vision que nous en avions, mais sous la table, nos jambes ne se sont jamais lachées. J'avais enlevé mes tongs et je lui caressait les mollets sous son jean. D'un coup et presque en coeur nous avons lancé un "on y va !" et nous sommes repartis bras dessus bras dessous en riant.
Dans la cage d'escalier de son immeuble, il m'a plaquée contre le mur pour m'embrasser, sa langue m'a fouillée si fort que j'ai eu l'impression qu'elle me transperçait le coeur. Je sentais sa bouche descendre sur mon cou, ses mains me caresser le dos et le fesses, je prenais feu, IL me mettait le feu...
Cette nuit là, on a fait l'amour six, sept fois peut être plus...nous n'avons pas ou peu dormi.
Le matin, le retour vers ma voiture s'est fait dans le silence, la fatigue et le goût amer de la fin de l'aventure sans doute. Un tendre baiser d'au revoir et je suis montée dans ma voiture et repartie en lui faisant un signe de la main dans le rétroviseur.
Il est parti en Martinique en août dernier et depuis nous discutons par internet, presque chaque jour, et nous avons finalement appris à bien nous connaitre. On échange des photos, il me dit que je suis belle, et moi qui deteste les compliments, ceux là me touchent. Il compte beaucoup pour moi, il est un des rares hommes que je respecte, et pour qui j'ai autant de tendresse. Raph ce n'est pas qu'une histoire de cul, c'est une histoire de coeur, et en août, il sera là
12 juin 2008
...H...
H, je l'ai rencontré par des amis communs qui furent aussi mes voisins. La première fois que je l'ai vu, en fait je ne l'ai pas vu. Il était tellement aux antipodes de ce que j'aime chez un homme, que mon regard à glissé sur lui sans même s'y attarder une seconde. C'était en février 2007, il revenait du Congo ou son job dans l'armée de terre l'avait envoyé durant 6 mois. Ce soir là, je prenais l'apéro au bar de mon village avant d'aller à une soirée dansante et je suis rentrée accompagnée d'un gentil garçon et d'une belle cuite, sans même lui avoir dit deux mots.
Quelques mois plus tard, nos amis communs ont organisé un apéro (encore !!) chez eux nous avons été tous les deux conviés. Quand il est arrivé avec un autre pote de son bataillon, il m'a lancé un "Bonjour Vitanie !" bien appuyé. Je l'ai regardé étonnée, car si ma copine ne me l'avait pas rappelé au préalable, je ne me serais jamais souvenu de son prénom. Lui, il s'est contenté de sourire à ma réaction.
La soirée était agréable, attablés tous ensemble dans le jardin, les verres défilaient, les langues se déliaient, les fou-rires s'enchainaient...
Puis il s'est approché de moi par derrière, à posé ses mains sur mes hanches, et tout naturellement je me suis laissée aller contre lui... et quand nous nous sommes retrouvés un peu isolés du groupe, je l'ai laissé m'embrasser.
Et puis j'ai fait comme d'habitude, j'ai eu peur, et je lui ai dit avec un demi sourire : "je te préviens, je n'ai rien d'autre à t'offrir qu'une nuit..." Il n'a rien dit, une ombre est passée dans ses yeux sombres et il a fini par sourire et hocher la tête en signe d'accord.
Cette nuit là, il m'a baisée relativement correctement, me murmurant que ça faisait deux ans qu'il n'avait pas touché une femme. Il n'a jamais joui.
Le lendemain matin, je l'ai réveillé en fanfare, car j'avais une visite de la maison, que j'avais enfin mise en vente. Nous avions dormis trois heures et le réveil était rude. Je l'ai envoyé boire un café au bar à coté pendant que je suivais l'agent immobilier et les deux potentiels acquéreurs dans chaque pièce.
Puis je l'ai récupéré au bar, nous sommes allés réveiller les autres qui étaient restés dormir sur place aussi chez mes voisins.
Nous avons alors décidé de prolonger la soirée et de faire un barbecue le midi. Nous voilà partis H, les enfants de mes amis et moi, faire les courses pour le midi. Dans la voiture, je me sens toute bizarre, j'ai l'impression de faire une sortie en famille, sauf que les enfants ne sont pas les miens, et l'homme qui conduit non plus. Il le sens et pose sa main sur ma cuisse en me regardant du coin de l'oeil. Je pose alors ma main sur son bras et lui fais une caresse.
- arrête, tu vas m'exciter...
Je le regarde avec un sourire qui dit : si je ne crois pas celle-là tu m'en raconte une autre...
On fait les courses, on rentre, on prépare, et on repart pour un tour d'apéro ! On est bien, et personne n'a envie que ça s'arrête, alors je propose de tous manger à la maison le soir. Personne ne se fait prier, on traverse le quartier et on remet ça. Je préviens H, ce soir mes enfants sont là, il ne dort pas avec moi. Pendant le repas, il sort son téléphone et le pose devant moi, je le regarde étonnée.
- donne moi ton numéro...
Tous le monde autour de la table sourit, je tape mon numéro sur son portable et le lui rend. Il le reprend et mon téléphone sonne deux fois. Je ris.
- tu voulais vérifier que je ne t'avais pas refilé un faux numéro ?
- non, mais comme ça tu as le mien...
Re-sourire général.
La soirée se termine tard, tout le monde rentre se coucher chez mes voisins. Le lendemain, je le vois arriver en fin de matinée avec son pote de bataillon qui a oublié ses lunettes de soleil chez moi, ils viennent me dire au revoir ils repartent. Je leur propose de boire un verre, ils refusent, ils dovent rentrer, ils étaient censés le faire vendredi soir et nous sommes dimanche ! On se fait la bise en se disant à bientôt.
Une heure plus tard, le fils de mes voisins vient me dire qu'il faut finir les restes et que nous remangeons tous ensemble. On prend les mêmes et on recommence ! Journée farniente, qui se termine le soir à 22h.
On a tous du mal à se quitter, mais demain il faut aller au boulot et les enfants ont école. H m'embrasse dans le noir, je frémis, et ça me perturbe. Le lendemain matin, en allumant mon portable j'y trouverai un sms qui dit "bonne nuit bichette énorme bisou". Puis plus rien, je sais qu'il part le mardi en manoeuvre en montagne pendant 15 jours, je ne me formalise pas. J'enverrais deux sms qui resteront sans réponse.
Je pense beaucoup à lui, moi qui ne m'attache jamais ou alors furtivement. J'aime beaucoup de choses en lui, son calme, son air solide, et sa tendresse, j'y crois un peu et je me dis que j'ai envie de le revoir et de mieux faire connaissance. Je l'appelle, il ne répond jamais, je m'obstine, jusqu'à ce qu'il m'envoit un sms me disant qu'il ne m'a rien promis et qu'il pensait que les choses étaient claires entre nous. Je répond que oui, mais que rien ne nous empêche de nous revoir en potes, silence radio...
Puis viens le mois de juin et le proche départ de mes voisins, lui est muté, et elle et les enfants le suivent. Un pot de départ est organisé, H sera là, bien sur. Le jour J, quand j'arrive, il est déjà là, je suis en colère, je ne lui parle presque pas ou pas très gentiment. Arrive le soir, presque tout le monde est parti, il ne reste que les plus assidus à la bringue ! On se retrouve tous les deux dans la cuisine, et je ne peux résister, je viens vers lui
- dors avec moi ce soir
- ok
On fera l'amour cette nuit là, enfin moi j'ai fait l'amour cette nuit là, c'est ma seule certitude, après une discussion pour essayer de comprendre, de se comprendre... Il ne joui pas.
Puis comme chaque fois silence radio, malgré la promesse de donner des nouvelles car il part à nouveau en manoeuvre 15 jours.
En juillet on fête l'anniversaire de mon voisin, ça se passe chez moi, H est invité par mon voisin et avec mon accord. On fera encore l'amour cette nuit là, encore et encore, mais sans promesse aucune et il ne joui toujours pas.
Neuf mois ont passé, il est parti en mission en Afghanistan, j'ai envoyé un sms pour la nouvelle année, comme ça, parce que j'avais envie, pas de réponse, comme d'habitude, et j'ai effacé son numéro de mon portable, mais je pense souvent à lui.
Et puis au mois d'avril, un soir, un sms "salut, comment tu vas ?" d'un numéro inconnu. Je répond "bien mais qui es-tu ?" réponse "j'ai pas donné de nouvelles, trop de soucis", je réfléchis, j'ai du mal à croire que ça puisse être lui, j'appelle, et quand il décroche, je reconnais sa voix instantanément :
- Monsieur H, si ça c'est pas une surprise !
- comment tu vas ?! (il est mort de rire, le con !!)
- bien merci
- je voulais savoir comment tu allais
- et ben je vais bien
C'est un peu froid mais en même temps je suis contente de l'entendre, il me demande ou je suis, et quand je lui dis chez moi avec mes enfants, il me répond que c'est dommage qu'il aurait voulu qu'on se voit
- viens, si tu veux
Une heure plus tard, il est devant moi, il m'embrasse, me prend dans ses bras, on se raconte cette petite année écoulée, j'évite de parler de ce qui s'est passé entre nous. C'est lui qui met le sujet sur le tapis, il me dit qu'il a compris beaucoup de choses en Afghanistan, qu'il a pensé à moi, que si il a fuit c'est parce qu'il s'attachait à moi et que ça lui faisait peur, qu'il regrette si il m'a fait du mal. Et il me fait l'amour, je retrouve le goût de sa peau, de sa bouche, de sa queue. Il me murmure qu'il n'a plus peur de moi, qu'il va revenir après demain et après après demain, qu'il ne me le promet pas qu'il va me le prouver. Il me fait jouir comme jamais, je perd pied, et enfin, il joui en moi dans un râle...
Je m'endors dans ses bras encore frissonnante de plaisir, et certaine que je ne le reverrais pas.
Le matin j'emmène les enfants à l'école pendant qu'il dort, je reviens, on prend un café ensemble, on se dit au revoir devant ma porte et en passant en voiture devant lui, je sais à son regard que j'ai raison... depuis silence total, si ce n'est un mail assassin posté sur sa boite pour cracher ma colère.
J'ai effacé son numéro de mon portable, à nouveau, fin de l'histoire.....ou pas.